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 Allan Kardec et le livre des Esprits I, II

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Venusia
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MessageSujet: Allan Kardec et le livre des Esprits I, II   Lun 7 Avr - 16:02

Bonjour!

J'ai découvert il y à pas lontemps les "travaux" et études d'Allan Kardec concernant les "esprit" come on les appelle, ou les "entités", perso je le trouve trés complet et très interessant.

Pour les choses nouvelles il faut des mots nouveaux, ainsi le veut la clarté du langage, pour éviter la confusion inséparable du sens multiple des mêmes termes.
Les mots spirituel, spiritualiste, spiritualisme ont une acception bien définie ; leur en donner une nouvelle pour les appliquer à la doctrine des Esprits serait multiplier les causes déjà si nombreuses d’amphibologie.
En effet, le spiritualisme est l’opposé du matérialisme ; quiconque croit avoir en soi autre chose que la matière est spiritualiste ; mais il ne s’ensuit pas qu’il croie à l’existence des Esprits ou à leurs communications avec le monde visible.
Au lieu des mots spirituel, spiritualisme, nous employons pour désigner cette dernière croyance ceux de spirite et de spiritisme, dont la forme rappelle l’origine et le sens radical, et qui par cela même ont l’avantage d’être parfaitement intelligibles, réservant au mot spiritualisme son acception propre.

Nous dirons donc que la doctrine spirite ou le spiritisme a pour principes les relations du monde matériel avec les Esprits ou êtres du monde invisible. Les adeptes du spiritisme seront les spirites ou, si l’on veut, les spiritistes.
Comme spécialité, le Livre des Esprits contient la doctrine spirite ; comme généralité, il se rattache à la doctrine spiritualiste dont il présente l’une des phases. Telle est la raison pour laquelle il porte en tête de son titre les mots : Philosophie spiritualiste.




II


Il est un autre mot sur lequel il importe également de s’entendre, parce que c’est une des clefs de voûte de toute doctrine morale, et qu’il est le sujet de nombreuses controverses, faute d’une acception bien déterminée, c’est le mot âme.

La divergence d’opinions sur la nature de l’âme vient de l’application particulière que chacun fait de ce mot.
Une langue parfaite, oû chaque idée aurait sa représentation par un terme propre, éviterait bien des discussions ; avec un mot pour chaque chose, tout le monde s’entendrait.
Selon les uns, l’âme est le principe de la vie matérielle organique ; elle n’a point d’existence propre et cesse avec la vie : c’est le matérialisme pur.
Dans ce sens, et par comparaison, ils disent d’un instrument fêlé qui ne rend plus de son : qu’il n’a pas d’âme.
D’après cette opinion, l’âme serait un effet et non une cause.
D’autres pensent que l’âme est le principe de l’intelligence, agent universel dont chaque être absorbe une portion.
Selon eux, il n’y aurait pour tout l’univers qu’une seule âme qui distribue des étincelles entre les divers êtres intelligents pendant leur vie ; après la mort, chaque étincelle retourne à la source commune oû elle se confond dans le tout, comme les ruisseaux et les fleuves retournent à la mer d’oû ils sont sortis.
Cette opinion diffère de la précédente en ce que, dans cette hypothèse, il y a en nous plus que la matière et qu’il reste quelque chose après la mort ; mais c’est à peu près comme s’il ne restait rien, puisque, n’ayant plus d’individualité, nous n’aurions plus conscience de nous-même.
Dans cette opinion, l’âme universelle serait Dieu et chaque être une portion de la Divinité, c’est une variété du panthéisme.
Selon d’autres enfin, l’âme est un être moral, distinct, indépendant de la matière et qui conserve son individualité après la mort. Cette acception est, sans contredit, la plus générale, parce que, sous un nom ou sous un autre, l’idée de cet être qui survit au corps se trouve à l’état de croyance instinctive et indépendante de tout enseignement, chez tous les peuples, quel que soit le degré de leur civilisation.
Cette doctrine, selon laquelle l’âme est la cause et non l’effet, est celle des spiritualistes.
Sans discuter le mérite de ces opinions, et en ne considérant que le côté linguistique de la chose, nous dirons que ces trois applications du mot âme constituent trois idées distinctes qui demanderaient chacune un terme différent. Ce mot a donc une triple acception, et chacun a raison à son point de vue, dans la définition qu’il en donne ; le tort est à la langue de n’avoir qu’un mot pour trois idées.

Pour éviter toute équivoque, il faudrait restreindre l’acception du mot âme à l’une de ces trois idées ; le choix est indifférent, le tout est de s’entendre, c’est une affaire de convention.
Nous croyons plus logique de le prendre dans son acception la plus vulgaire ; c’est pourquoi nous appelons AME l’être immatériel et individuel qui réside en nous et qui survit au corps.

Cet être n’existerait-il pas, et ne serait-il qu’un produit de l’imagination, qu’il faudrait encore un terme pour le désigner.
A défaut d’un mot spécial pour chacun des deux autres points nous appelons :

Principe vital le principe de la vie matérielle et organique, quelle qu’en soit la source, et qui est commun à tous les êtres vivants, depuis les plantes jusqu’à l’homme.
La vie pouvant exister abstraction faite de la faculté de penser, le principe vital est une chose distincte et indépendante.
Le mot vitalité ne rendrait pas la même idée.
Pour les uns, le principe vital est une propriété de la matière, un effet qui se produit lorsque la matière se trouve dans certaines circonstances données ; selon d’autres, et c’est l’idée la plus commune, il réside dans un fluide spécial, universellement répandu et dont chaque être absorbe et s’assimile une partie pendant la vie, comme nous voyons les corps inertes absorber la lumière ; ce serait alors le fluide vital, qui, selon certaines opinions, ne serait autre que le fluide électrique animalisé, désigné aussi sous les noms de fluide magnétique, fluide nerveux, etc..

Quoi qu’il en soit, il est un fait que l’on ne saurait contester, car c’est un résultat d’observation, c’est que les êtres organiques ont en eux une force intime qui produit le phénomène de la vie, tant que cette force existe ; que la vie matérielle est commune à tous les êtres organiques, et qu’elle est indépendante de l’intelligence et de la pensée ; que l’intelligence et la pensée sont les facultés propres à certaines espèces organiques ; enfin que, parmi les espèces organiques douées de l’intelligence et de la pensée, il en est une douée d’un sens moral spécial qui lui donne une incontestable supériorité sur les autres, c’est l’espèce humaine.

On conçoit qu’avec une acception multiple, l’âme n’exclut ni le matérialisme, ni le panthéisme. Le spiritualiste lui-même peut très bien entendre l’âme selon l’une ou l’autre des deux premières définitions, sans préjudice de l’être immatériel distinct auquel il donnera alors un nom quelconque.
Ainsi ce mot n’est point le représentant d’une opinion : c’est un protée que chacun accommode à sa guise ; de là, la source de tant d’interminables disputes.
On éviterait également la confusion, tout en se servant du mot âme dans les trois cas, en y ajoutant un qualificatif qui spécifierait le point de vue sous lequel on l’envisage, ou l’application qu’on en fait.
Ce serait alors un mot générique, représentant à la fois le principe de la vie matérielle, de l’intelligence et du sens moral, et que l’on distinguerait par un attribut, comme les gaz, par exemple, que l’on distingue en ajoutant les mots hydrogène, oxygène ou azote.
On pourrait donc dire, et ce serait peut-être le mieux, l’âme vitale pour le principe de la vie matérielle, l’âme intellectuelle pour le principe de l’intelligence et l’âme spirite pour le principe de notre individualité après la mort.
Comme on le voit, tout cela est une question de mots, mais une question très importante pour s’entendre.

D’après cela l’âme vitale serait commune à tous les êtres organiques : plantes, animaux et hommes ; l’âme intellectuelle serait le propre des animaux et des hommes, et l’âme spirite appartiendrait à l’homme seul.

Nous avons cru devoir insister d’autant plus sur ces explications que la doctrine spirite repose naturellement sur l’existence en nous d’un être indépendant de la matière et survivant au corps.
Le mot âme devant se produire fréquemment dans le cours de cet ouvrage, il importait d’être fixé sur le sens que nous y attachons afin d’éviter toute méprise.
Venons maintenant à l’objet principal de cette instruction préliminaire.






Pour les courageux(se) qui sont arrivés jusqu'au bout!!

Sleep
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